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 La petite histoire de Magné


Commune singulière s'il en est (Magné est une île accessible par cinq ponts), la commune de Magné a connu quelques faits d'histoire importants qui l'ont modelée, notamment dès le Xe siècle, puis ensuite au XVIIe siècle.

Sous les pattes des dinosaures

Des fouilles archéologiques réalisées entre Magné et Coulon révèlent que le sol de notre village fut certainement foulé par les dinosaures : Magné existait déjà pendant la Préhistoire !
Petit village, mais grande destinée : c'est du moins ce qu'augure l'origine nominale de Magné.
Les « Magnus » (qui signifie « grand » en latin), une riche famille de l'époque romaine, auraient légué leur glorieux patronyme à notre bourg. Ce dernier se serait d'ailleurs constitué sur les terres de ces ancêtres romains. A la fin du Ve siècle, alors que la Sèvre Niortaise n'a pas encore régularisé son cours, le bilan de ses premiers balbutiements est fragile, mais prometteur. Magné, constitué d'une butte de 39 mètres d'altitude ainsi que de marécages environnants, se peuple de Gaulois attirés par la pêche et la chasse. Ce nouvel équilibre s'ébranle lorsqu'au Xe siècle la menace des invasions normandes pousse Charles le Chauve à signer un édit proclamant la construction d'une tour de garde sur les bords de Sèvre (à laquelle on adjoindra beaucoup plus tard des forteresses puis un château). A la fin du XIe siècle, le royaume des Francs n'est pas tombé sous le joug des Vikings sanguinaires : grâce à ce détail, les « huttiers », de pauvres gens attirés par les domaines seigneuriaux et religieux, peuvent ériger leurs huttes le long de la rivière en toute tranquillité. Le 9 septembre 1469 est à marquer d'une pierre blanche : Louis XI est l'illustre invité de Magné. Le « VIP » réside pour l'occasion chez le sire de Malicorne, qui se félicitera toute sa vie d'avoir eu un tel honneur. Avec le recul, ce passage éclair ne bénéficiera qu'à notre triste sire. En effet, il ne portera pas chance à la tour de Magné : au XVIe siècle, elle est le théâtre de violents affrontements et finira par être pillée par les protestants. C'est la débandade ! 

Un essor décisif grâce à la terre et aux artisans

Entre  le XVIIe et le XVIIIe siècle, des seigneuries locales se succèdent à la tête de la paroisse de Magné, instaurant ainsi une relative stabilité au sein du bourg.Vers 1750, alors que la seigneurie des comtes de Lusignan de Lezay a pris le relais, la majorité de la population exerce une activité en lien avec la terre. Les journaliers sont les plus nombreux : ils représentent 37 % des Magnésiens. Payés à la journée, ils vivent des revenus de leurs travaux agricoles. Les 10 % de laboureurs arrivent en seconde position : contrôlés par un régisseur, ils exploitent les terres des bourgeois niortais pour gagner une pitance grignotée par le loyer à débourser (pour les propriétaires terriens) et les dîmes (que perçoit le curé de Magné). Enfin, au service du château et de l'abbaye, les 9 % de domestiques talonnent tout ce joli monde, complétant ainsi cette remarquable palette de métiers. Pendant l'Ancien Régime, les artisans ont désormais l'ascendant sur les travailleurs agricoles : ils représentent alors le quart de la population. Aidée par les échanges qui s'effectuent avec Niort, son influent voisin, Magné élargit sa palette de vocations : tisserands, sabotiers, maçons, tonneliers, bouchers, charpentiers et marchands voient leur nombre progresser d'année en année. Un autre quart est monopolisé par les pêcheurs. Leur métier est favorisé par le développement des activités fluviales, assurant le transport des marchandises entre Marans et Niort. À la fin du XVIIIe siècle, Magné a tout d'une petite ville stable et prospère !

Une date dans l'histoire : 6 février 1790fourpontet Daniel Doutre

Plus que le 9 septembre 1469, le roi Louis XI, et ses mouches, voici une date primordiale de notre très chère commune : le 6 février 1790, la municipalité de Magné est officiellement constituée. Avec son premier maire, Jean Chenier, Magné commence une nouvelle existence, rendue légitime sur papier et devant la loi ! A partir de 1830, il y a comme un parfum d'industrialisation dans l'air... La poterie, vieille industrie locale, se modernise avec la construction de plusieurs gros fours de cuisson. En 1855, le pont du Gué et le pont Levis sont construits. Entre 1855 et 1925, Magné voit son activité industrielle se diversifier avec l'implantation d'une série de scieries. Mues par des manèges à chevaux dans un premier temps, ces dernières succombent vite au tourbillon de la modernité, en remplaçant leurs serviteurs à quatre fers par des machines à vapeur, moins portées sur le fourrage. Malgré tous ces efforts, les ateliers se déplacent progressivement à Niort pour former de plus grosses unités.

L'héritage du passé

Aujourd'hui, la commune a pu conserver une usine de bois, spécialisée dans le contreplaqué et autres déroulés, ainsi que le Four Pontet, unique rescapé d'une activité de poterie et de cuisson réputée et florissante. Inutile cependant d'y aller dans le but de se fournir en pots de fleurs ou autres poteries car depuis 1980, son manque de rentabilité l'a condamné à une retraite anticipée. Malgré l’influence des villes environnantes et la présence d’un tourisme de masse attiré par le Marais poitevin labellisé Grand Site en 2013, Magné a su préserver et nourir son identité maraîchine. Quelques beaux bâtiments, vestiges d’une autre époque, restaurés ou en passe de l’être, ou des ouvrages remarquables, comme le pont-levis, qui vont figurer sur un sentier du patrimoine, en sont les témoins plus que jamais contemporains.

  Le Marais poitevin, notre Venise verte


Moins célèbre que ses sœurs transalpine ou du Nord, la « Venise verte » enchante et surprend tout autant par ses méandres, ses couleurs et ses vues sans cesse remodelées par les saisons. Quelques explications plus ou moins scientifiques sont toutefois nécessaires pour appréhender la réalité de notre marais.

Sous les pas de Gargantuagargantua

C'est Gargantua, géant bien connu pour son appétit vorace et ses bouffonneries, qui serait à l'origine de notre Marais. Alors que ce dernier sillonnait les campagnes en direction du pays niortais, il sentit venir un besoin si pressant qu'il ne put le contenir bien longtemps. Posant un pied gros comme une baleine sur la cathédrale de Luçon, et l'autre, aussi pesant qu'un rocher, sur celle de Niort, le monstre s'accroupit pour assouvir sa pulsion ô combien naturelle. La catastrophe qui résulta de cet acte pourtant bien innocent ne se fit pas attendre : la région tout entière fut inondée jusqu'à la mer ! Telle serait la modeste origine de notre « Venise verte », plus communément appelée Marais poitevin...

Origine probablegolfedespictons

Selon certaines sources plus scientifiques, la « Venise verte » se situerait dans le prolongement intérieur du «  golfe des Pictons ». Ce golfe, large d'une trentaine de kilomètres à son ouverture sur l'océan, voit le cours qui l'alimente en eau s'amenuiser au fur et à mesure qu'il progresse vers l'arrière pays pour finir par partager le lit de la douce Sèvre Niortaise. Composée d'une mosaïque de petites îles, cimentées par la tourbe argileuse et verdâtre des marécages, la farouche « Venise Verte » s'est longtemps montrée intraitable quant à sa colonisation par l'homme.
Dès le Moyen-âge, sous l'impulsion des seigneurs locaux et des moines bénédictins, de vastes travaux d'assèchement sont entrepris afin de dompter cette région rebelle. Mais la guerre de Cent Ans et les Croisades qui se succèdent alors anéantissent une partie des travaux déjà exécutés. Il faudra attendre le XVIIe siècle pour qu’Henri IV relève une seconde fois le défi, avec l'aide d'ingénieurs hollandais.
Il y a marais et marais
Cette seconde tentative royale n'aura pas été vaine : le temps ayant fait son œuvre, cette ancienne terre sauvage a finalement été domestiquée pour devenir deux territoires bien distincts : le « Marais desséché » (d’une superficie de 80 000 ha) et le « Marais mouillé » (d’une superficie de 15 000 ha). Grâce à son travail, à son entêtement et à son sens du progrès, l'homme peut se féliciter d'avoir remporté cette bataille contre une nature hostile.
Sous l’égide du Parc interrégional du Marais poitevin et avec l’obtention du label Grand Site, c’est toute une région qui s'efforce depuis de nombreuses années de coordonner les actions destinées à préserver la « Venise verte ». En effet, l'unité écologique de cette terre autrefois sauvage demeure très fragile.

 

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Coordonnées
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tél : 05 49 35 71 80
site web : http://www.ville-magne.fr
 
                                                                                      
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